BTB 27 : L’univers de Klabin

Klabin est une compagnie intégrée de produits forestiers possédant de grands biens fonciers et de nombreuses usines industrielles réparties dans huit États du Brésil. Quatorze mille personnes travaillent pour elle directement ou en...

La compagnie produit du papier d’emballage, des caisses en carton, des boîtes de carton ondulé, ainsi que des billes d’eucalyptus et de pin pour les cours de scierie et les ateliers de placage situés un peu partout au Brésil. Fondée en 1899, Klabin fabrique du papier depuis plus de 110 ans. C’est une compagnie modèle innovante et d’avant-garde.

L’équipe de BTB a visité le site de Monte Alegre de Klabin, au Paraná, ainsi que celui d’Otacilio Costa, à Santa Catarina. La machinerie Tigercat est utilisée de façon intensive aux deux sites, Klabin ayant acheté 24 machines Tigercat au cours des années 2008 et 2009. La compagnie produit du bois de pâte et des billes de sciage à une grande échelle, à un rythme de production sidérant.

Chaque unité est dotée d'un système de communication par satellite. Le bloc de coupe où la récolte a été faite récemment, à l'arrière de l'image, est exempt de débris et le sol de celui-ci n'a été que très peu perturbé. La préparation du site et la plantation des nouveaux arbres seront effectuées à l'intérieur de deux semaines.

Chaque unité est dotée d’un système de communication par satellite. Le bloc de coupe où la récolte a été faite récemment, à l’arrière de l’image, est exempt de débris et le sol de celui-ci n’a été que très peu perturbé. La préparation du site et la plantation des nouveaux arbres seront effectuées à l’intérieur de deux semaines.

Les unités

Les opérations de récolte de Klabin sont réalisées par un certain nombre d’unités indépendantes responsables de la production et de l’entretien. Chaque unité est dotée d’un bureau mobile et d’installations pour les repas et les pauses des employés, ainsi que pour les premiers soins. Les bureaux mobiles peuvent communiquer avec le bureau principal au moyen de satellites et de radios. Chaque unité est aussi munie d’un véhicule d’entretien bien équipé avec des stocks de pièces de rechange. La plus grande partie de l’entretien et des réparations de machine sont faites sur le terrain.

Chaque unité est dotée d'un bureau mobile et d'un véhicule d'entretien bien équipé.

Chaque unité est dotée d’un bureau mobile et d’un véhicule d’entretien bien équipé.

À Monte Alegre se trouvent cinq unités, chacune composée de 36 employés. Les machines sont utilisées sur trois quarts de travail : les unités font des opérations 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Chaque système de récolte consiste en une abatteuse-empileuse L870C Tigercat, un débardeur à six roues 625C ou 635C Tigercat et une chargeuse forestière LS855C Tigercat dotée d’un système de mise à niveau. Les façonneuses sont des machines CAT 541 dotées de têtes 624 Waratah, mais Klabin a acheté une abatteuse-façonneuse H855C Tigercat équipée d’une tête TH575. (Cette machine est de 15 à 20 % plus productive que les autres façonneuses.) Les machines Tigercat sont utilisées pendant près de 5 000 h par année.

Klabin a acquis le site de Monte Alegre en 1934 et a mis en service l’usine à papier en 1946. C’est maintenant l’usine à papier la plus grande du pays où sont consommées 12 000 tonnes de fibres par jour. Klabin étant un important propriétaire de terres dans le Paraná, la fibre provient des plantations de pins et d’eucalyptus de 132 000 hectares situées à Monte Alegre. Un réseau de chemins forestiers de 1 400 km et de milliers de kilomètres de routes secondaires permet de faire le halage. 111 000 hectares de forêt indigène sont répartis parmi les plantations et reliés par des corridors. Cette forêt naturelle soutient un écosystème complet.

« Nous savons que lorsque les animaux au sommet de la chaîne alimentaire sont présents, comme les cougars et les lynx roux, l’écosystème est complet », explique Filipi Santin de Souza, responsable des communications et de la gestion des relations avec les visiteurs de Monte Alegre. Klabin a identifié plus de 400 espèces d’oiseaux, 90 espèces de mammifères et 80 espèces de reptiles et d’amphibiens dans ses forêts. En outre, un parc écologique de 11 000 hectares protège des échantillons d’écosystèmes primitifs. De plus, il sert à faire de la recherche et est utilisé comme site de reproduction à des fins scientifiques.

M. de Souza indique que les plantations sont principalement constituées de pins à encens et d’espèces hybrides d’eucalyptus.

L’usine utilise un mélange de copeaux de pin et d’eucalyptus. Le carton produit à l’usine de papier est employé en bonne partie pour fabriquer les berlingots utilisés dans l’industrie pharmaceutique, l’industrie alimentaire et l’industrie des boissons.

Felipe Alexandre Fuck est le coordonnateur de l’approvisionnement en bois, un rôle qui inclut la gestion de la récolte, du transport par camion et de l’entretien des routes. « La teneur en copeaux d’eucalyptus de notre pâte est passée de 5 à 55 % », mentionne-t-il. « Toutefois, les berlingots doivent être fabriqués avec de longues fibres pour être résistants, donc il y a aura toujours du pin dans la pâte. »

Une abatteuse-empileuse L870C abattant de gros eucalyptus. Certains des arbres sont plus grands que 40 m, mais l'opérateur est capable de les déposer avec précaution sans les briser.

Une abatteuse-empileuse L870C abattant de gros eucalyptus. Certains des arbres sont plus hauts que 40 m, mais l’opérateur est capable de les déposer avec précaution sans les briser.

Felipe Alexandre explique que l’eucalyptus des plantations de Monte Alegre grandit rapidement, pouvant atteindre un volume de 1 m³ en seulement 12 ans, ce qui a favorisé la création de technologies utilisant une plus grande proportion de copeaux avec des fibres courtes. En outre, Klabin améliore en continu la génétique des clones, en termes de capacité de croissance et de composition chimique et la sélection des types de clones en fonction des caractéristiques du sol.

Felipe Alexandre affirme que les opérations de Klabin sont parmi les plus ardues dans le monde, pas seulement à cause des terrains difficiles, des chutes de pluie annuelles élevées et du volume important de gros eucalyptus récoltés, mais aussi à cause des variations des paramètres des arbres d’un peuplement à l’autre. « Nous récoltons simultanément des arbres différents en matière d’espèce, de taille et d’âge », dit Felipe Alexandre. Chaque unité est dotée d’un bureau mobile et d’un véhicule d’entretien bien équipé.

Pour la pâte d’eucalyptus, les arbres sont récoltés lorsqu’ils atteignent l’âge de sept ans. Pour les billes de sciage d’eucalyptus, l’âge de récolte a été réduit à 20 ans, l’éclaircissage étant fait lorsque les arbres atteignent sept et douze ans, mais il y a encore beaucoup de peuplements d’eucalyptus colossaux de 25 à 30 ans. En conséquence, les paramètres des arbres varient beaucoup. Felipe Alexandre énumère des chiffres. « Dans une plantation d’eucalyptus bleus de 27 ans dont le volume est de 2,52 m³, l’unité peut produire en moyenne quotidiennement 3 000 m³. Dans une plantation de pins à encens de 15 ans, la production peut être de 1 200 à 1 500 m³ par jour. »

Une équipe travaillant sur le bord de la route transforme un arbre abattu récemment en morceaux de bois utilisés pour faire un pont. Des arbres d'un tel diamètre ne sont pas rares dans des plantations d'arbres de 25 à 30 ans.

Une équipe travaillant sur le bord de la route transforme un arbre abattu récemment en morceaux de bois utilisés pour faire un pont. Des arbres d’un tel diamètre ne sont pas rares dans des plantations d’arbres de 25 à 30 ans.

La clé du système de récolte

La clé de tout le système de récolte est la chargeuse forestière LS855C. Pour comprendre l’importance de celle-ci, il faut observer l’ensemble du système et comprendre son évolution. Antonio Carlos Antiqueira, consultant, explique qu’en 2006, Klabin a pris la décision de modifier son système de récolte, en grande partie à cause de ses besoins en matière de biomasse.

« Auparavant, les machines d’abattage étaient trop petites et les gros arbres à grande valeur se brisaient lorsqu’ils étaient abattus. Après le débardage, les parties brisées étaient encore dans le bloc de coupe et c’était très coûteux de les apporter jusqu’en bordure de la route », souligne Antonio Carlos Antiqueira.

L’abatteuse-empileuse L870C a permis de résoudre les problèmes d’abattage. Cette machine puissante abat les gros arbres et les dépose avec précaution, ce qui évite de les endommager. La prochaine étape était d’augmenter la productivité du système et la capacité de récolte d’arbres par hectare.

« Klabin a été la première entreprise à utiliser une chargeuse forestière au Brésil, mais nous savons que ce n’est pas un nouveau concept. Nous avons passé un mois dans l’ouest du Canada et aux États-Unis pour voir les machines à l’œuvre », indique M. Antiqueira. Toutes les personnes participant à la récolte de bois à Monte Alegre sont convaincues que la chargeuse forestière ne permet pas seulement d’améliorer la situation lorsqu’elle est utilisée avec un débardeur, mais que dans de nombreux cas elle est même plus productive que celui-ci. Antonio Carlos affirme : « Nous avons constaté que plusieurs unités d’autres compagnies utilisent seulement des chargeuses forestières. Selon elles, celles-ci sont plus productives et moins coûteuses que les débardeurs jusqu’à ce qu’elles ci doivent pivoter cinq fois pour faire le débusquage. Certaines études réalisées aux États-Unis et au Canada indiquent des résultats identiques, mais nous n’avons pas suffisamment de données pour le prouver pour nos opérations. »

Le problème du débardage est la pluie et les conditions de terrain. Bien que l’inclinaison des pentes de terrain soit beaucoup moins élevée que celle des terrains types de la côte ouest du Canada, dans certaines conditions, même un débardeur à six roues ne permet pas de ramasser tout le bois, surtout le gros bois. La chargeuse forestière peut être placée à un endroit stratégique, dans les parties difficiles d’accès des blocs de coupe, afin de placer les arbres à une position moins inaccessible, ce qui améliore grandement la productivité d’un débardeur tout en diminuant la formation d’ornières, l’érosion et les perturbations de sol.

« La chargeuse forestière augmente la productivité du débardeur d’environ 25 % en moyenne », mentionne Felipe Alexandre. « Bien sûr, si le débardeur ne permet pas de ramasser le bois, la productivité augmente alors de 100 %. » En employant le système de récolte Tigercat actuel, la capacité de récolte a augmenté de 20 %, en grande partie en raison de la chargeuse forestière LS855C qui permet de ramasser les arbres auxquels le débardeur ne peut accéder.

Le joker

Il est difficile de quantifier l’augmentation de productivité totale obtenue grâce à la chargeuse forestière LS855C. Antonio Aparecido de Castro est le superviseur des unités 1 et 5. « Sans utiliser la chargeuse, la production globale peut diminuer de 30 %. » La chargeuse forestière est comme un joker ou une carte volante. Elle peut être utilisée à différentes positions et jouer plusieurs rôles. Ce qui est critique, ce n’est pas ce que l’on gagne en en possédant une, mais ce que l’on perd sans en avoir une sous la main. « Sur des pentes raides, le débardeur devient une machine complémentaire », souligne M. de Castro, ajoutant que le débardeur est surtout utilisé dans les situations « idéales ».

Le joker. La chargeuse forestière LS855C est utilisée pour réorienter les groupes à un angle de 90° et les amener jusqu'aux empilements en faisant du débusquage par rotation sur une distance de 80 m, sur un sol très humide.

Le joker. La chargeuse forestière LS855C est utilisée pour réorienter les groupes à un angle de 90° et les amener jusqu’aux empilements en faisant du débusquage par rotation sur une distance de 80 m, sur un sol très humide.

La chargeuse forestière LS855C peut réaliser de multiples autres fonctions. Sur le bord de la route, elle place les billes de façon optimale pour les façonneuses. Le débardeur approche de la zone d’empilement, laisse la charge sur le sol et retourne immédiatement au bloc de coupe en marche arrière sans faire de mouvement inutile. La chargeuse forestière empile rapidement les arbres pour la façonneuse en les orientant à un petit angle plutôt qu’en les plaçant perpendiculairement à la route. Lorsque la façonneuse ramasse un arbre d’un empilement, elle le réoriente de façon perpendiculaire à la route, ce qui libère la cime et facilite l’approvisionnement. Felipe Alexandre indique que cette méthode de positionnement à angle augmente la productivité de la façonneuse de 15 %.

Parfois, le terrain en bordure de la route n’est pas suffisamment grand pour placer les arbres non façonnés correctement. Cela arrive généralement lorsqu’un bloc de coupe est plus profond que large ou qu’une route secondaire devient inutilisable à cause d’une pluie intense. Quelle est la solution? Faire des piles élevées.

Les déchiqueteurs sont utilisés à des emplacements situés au centre. Les systèmes de récolte de Klabin ont été conçus en fonction du besoin d'extraire toute la biomasse. En ce qui a trait à l'équipement d'autres fabricants, Klabin utilise deux déchiqueteurs CBI.

Les déchiqueteurs sont utilisés à des emplacements situés au centre. Les systèmes de récolte de Klabin ont été conçus en fonction du besoin d’extraire toute la biomasse. En ce qui a trait à l’équipement d’autres fabricants, Klabin utilise deux déchiqueteurs CBI.

Un débardeur ne peut empiler des arbres sur une hauteur de 3,5 m, mais une chargeuse forestière peut le faire. Elle peut aussi les empiler plus haut après le façonnage. C’est une fonction importante puisque les billes de bois de pâte sèchent pendant 30 jours en bordure de la route pour rendre le débardage moins coûteux.

La chargeuse forestière est aussi utile pour le « problème du 15 m ». Les arbres sont placés en bordure de la route, mais les zones d’empilement doivent avoir une profondeur de 15 m le long de celle-ci pour les façonneuses. Cela permet de placer deux rangées de billes de sciage de 6 m en avant et une rangée de bois de pâte de 3,6 m en arrière. Afin d’avoir cette profondeur de 15 m, il faut éloigner les arbres abattus de la route, ce qui est difficile à faire avec un débardeur, mais très facile avec une chargeuse forestière LS855C.

Parfois, le bois est abattu, puis les troncs sont groupés en fonction d’une certaine orientation. Ensuite, les plans de récolte changent, ce qui exige d’utiliser une piste de débardage différente. C’est plutôt problématique avec un débardeur, mais ce n’est pas le cas avec une chargeuse forestière. En exécutant un seul tour, une chargeuse forestière LS855C peut changer la direction des groupes abattus tout en les rapprochant presque de 20 m de la route. Une chargeuse forestière peut aussi repositionner de très gros arbres abattus difficiles à manipuler, ce qui permet à l’opérateur faisant l’abattage de faire son travail rapidement sans devoir se préoccuper de les placer parfaitement.

Plus de 90 espèces de mammifères vivent dans l'écosystème des forêts exploitées par Klabin.

Plus de 90 espèces de mammifères vivent dans l’écosystème des forêts exploitées par Klabin.

Opérations de récolte de pins de Santa Catarina

La deuxième usine de Klabin en importance est celle d’Otacilio Costa, à Santa Catarina, qui fonctionne depuis 1958 et est spécialisée dans la fabrication de papier d’emballage. Les opérations de récolte sont très différentes de celle de Monte Alegre. Le bois est exclusivement du pin généralement de plus petite dimension et le terrain est beaucoup plus problématique. (Le terme « horrible » est souvent employé pour décrire le sol de ce site.) Le volume moyen d’un pin est de 0,45 m³. Les arbres sont plantés sur des aires de 2,5 x 2,5 m, ce qui fait un total de 1 600 arbres par hectare, puis une coupe totale est réalisée 18 ans plus tard. Il n’y a aucune opération d’éclaircissage. Le sol est pauvre, rocheux à certains endroits et doté de nombreuses pentes raides. Celui des sites de récolte a tendance à devenir très mou après des chutes de pluie. La région reçoit beaucoup de précipitations.

Cristiano Miers est le gestionnaire des opérations de récolte d’Otacilio Costa (l’équivalent de Felipe Alexandre). « Ici, il n’y pas trois quarts de travail, mais plutôt deux. Nos coûts sont moindres et nos taux de disponibilité plus élevés parce que moins d’opérateurs travaillent avec la même machine. Ils passent plus de temps à utiliser la même et peuvent donc mieux en prendre soin. Cela fait aussi moins d’employés à gérer. »

Dans cette opération, une chargeuse forestière LS855C est utilisée avec un débardeur. Elle débusque des arbres se trouvant sur une pente raide, à l'arrière du bloc de coupe, et les donne au débardeur 625C.

Dans cette opération, une chargeuse forestière LS855C est utilisée avec un débardeur. Elle débusque des arbres se trouvant sur une pente raide, à l’arrière du bloc de coupe, et les donne au débardeur 625C.

Une unité produit 1 800 tonnes par jour (1 tonne = 1 m³) et peut atteindre un volume de production de 2 200 tonnes, ce qui est phénoménal, surtout en tenant compte de l’état du sol défavorable. Cristiano Miers insiste sur le fait que c’est problématique, particulièrement pour le débardage. Les débardeurs à six roues de Tigercat peuvent transporter environ 9 tonnes de bois sur des terrains ne posant pas beaucoup de problèmes, mais seulement la moitié de ce volume sur des pentes raides au sol mou. Bien que selon les spécifications, les unités devraient débarder sur une distance moyenne maximale de 200 m, les distances atteignent des valeurs supérieures à 240 m, ce qui rend le travail encore plus difficile pour les machines de débardage.

Les abatteuses-empileuses L870C coupent 350 arbres par heure. Environ 30 % d’un arbre est transformé en billes de sciage et le reste en bois de pâte. Les billes de sciage peuvent demeurer sur le sol pendant seulement 12 h, ce qui rend complexe la planification de la récolte et l’aspect logistique des opérations de débardage par temps de pluie.

Les quatre unités ont deux quarts de travail, à partir de 5 h jusqu’à 24 h. Le taux de disponibilité des machines est de 75 % de façon globale. Celui des machines Tigercat est de 85 à 90 %. Le site de récolte d’Otacilio Costa est considéré comme l’un des sites de récolte de pins au coût par tonne le plus bas de toute la planète.

Biomasse

Une fois que toutes les billes et le bois de pâte ont été transportés, les empilements de biomasse demeurent à une distance de 15 à 20 m de la route. La biomasse est transportée vers une jetée intermédiaire et empilée de façon à former des piles de 5 m de haut pour concentrer le travail des déchiqueteurs. Occasionnellement, elle est déchiquetée en étant envoyée directement dans un camion, mais les copeaux sont généralement empilés. Cela permet d’éviter les complexités associées à la logistique relative aux camions et permet de faire fonctionner les déchiqueteurs en continu. Les copeaux sont utilisés dans les usines pour produire de l’énergie.

L’utilisation intensive de chargeuses forestières permet de minimiser le compactage du sol et l’élimination de tous les débris permet d’avoir un sol propre facilitant la plantation de nouveaux arbres tout en diminuant au maximum la préparation de site. La plantation est réalisée dans une période d’une semaine à un mois après la récolte d’un bloc, avant que des mauvaises herbes puissent prendre racine.

Durabilité

Klabin possède une grande crédibilité en matière de préservation des forêts qu’elle exploite grâce à l’accent mis sur les connaissances scientifiques. Depuis les années 1940, Klabin a fait des efforts pour maintenir la durabilité de l’environnement, bien avant qu’une telle notion fasse partie de la conscience collective.

Bien que sa formation soit en génétique, Ivone Satsuki Namikawa travaille actuellement sur la durabilité des forêts. Elle explique que la notion de durabilité est un concept de grande portée allant beaucoup plus loin que l’obtention d’une certification accordée par le Forest Stewardship Council (FSC). (Les forêts du Paraná appartenant à Klabin ont été parmi les premières de l’Amérique du Sud à être certifiées par le FSC.)

Mme Namikawa souligne que les tâches relatives aux aspects écologique et environnemental de la durabilité de la forêt sont la partie facile de son travail. « Mon travail consiste aussi à faire participer toutes les parties prenantes au processus. Ce ne sont pas seulement les employés, mais aussi les propriétaires de terrains et les gens des villages avoisinants. Les opérations de Klabin peuvent avoir des conséquences positives ou négatives sur toutes ces personnes. » Considérant l’ampleur des opérations, une décision en apparence petite à un endroit précis peut avoir des conséquences très importantes pour les gens d’un autre. Mme Namikawa doit évaluer toutes les répercussions possibles et veiller à ce qu’il n’y ait pas d’effets nuisibles pour les parties prenantes. Elle mentionne qu’il est possible de préserver l’environnement lorsque le développement socio-économique se fait selon les règles.

Disponibilité de machine

Apporter sans cesse des améliorations aux unités de récolte et aux systèmes associés permet de faire augmenter de façon constante l’efficacité. « Faire diminuer de quelques cents le coût par tonne des opérations de Klabin fait une énorme différence », indique Felipe Alexandre. La fiabilité et la disponibilité des machines sont des points clés. « Nous planifions notre production et le camionnage facilement parce que les machines Tigercat sont très fiables comparées à celles des autres fabricants. »

Les opérations de récolte de pins de Santa Catarina sont très efficaces.

Les opérations de récolte de pins de Santa Catarina sont très efficaces.

Les machines Tigercat ont été utilisées pendant presque 15 000 h. Pour améliorer le taux de disponibilité, les unités de Monte Alegre vont peut-être adopter l’horaire de travail des unités d’Otacilio Costa. « L’une de mes idées est de passer de trois quarts de travail à deux, en intégrant un quart de travail de nuit pour l’entretien dans le but régler même les plus petits problèmes des machines », déclare Felipe Alexandre. « Je crois qu’avec ce concept nous pourrions augmenter la disponibilité des machines même si elles deviennent plus vieilles. »

Le directeur de l’entretien, Edilson Daniliszyn, qui gère la maintenance d’un parc de 90 machines situées à Monte Alegre et à Otacilio Costa est en accord. « Initialement, nous voulions atteindre une durée de vie de 20 000 h. La haute direction nous demande maintenant s’il est possible de la prolonger jusqu’à 25 000 ou 30 000 h. Je crois que ça peut l’être, mais il faut adapter nos opérations, en augmentant la formation des opérateurs ou en modifiant l’horaire de travail. En ce moment, il y a six opérateurs différents pour chaque machine. Il faut aussi prendre en compte les caractéristiques de notre forêt où se trouvent de grands arbres lourds qui peuvent peser 6 tonnes, atteindre plus de 35 m de haut et qui se trouvent souvent sur des pentes raides. Nos machines fonctionnent 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Cela accélère l’usure de l’équipement et complexifie l’entretien. Tous ces facteurs font qu’il est difficile d’optimiser l’entretien et le taux de disponibilité. »

Chaque unité de Santa Catarina produit quotidiennement 1 800 tonnes de bois.

Chaque unité de Santa Catarina produit quotidiennement 1 800 tonnes de bois.

Edilson Daniliszyn met l’accent sur l’importance de réaliser l’entretien sur les lieux des opérations. Il croit qu’en assignant une équipe sur place responsable de l’entretien, de la lubrification, du ravitaillement et des pièces de rechange pour chaque unité, le taux de disponibilité des machines augmente. « De plus, c’est très compliqué et coûteux de transporter des machines jusqu’à l’atelier de Lagoa situé de 10 à 100 km des opérations. Il faut seulement procéder ainsi lorsqu’il est impossible de réparer la machine dans la forêt. »

Bien que le service d’entretien ait une excellente capacité grâce à ses grandes installations et à ses réserves importantes de pièces de rechange, Edilson Daniliszyn apprécie d’avoir sous la main Latin Equipment pour réaliser les travaux d’entretien importants comme l’ajustement ou le remplacement de composants hydrauliques. Il remarque que « Latin réagit très rapidement lorsque nous commandons des pièces ou faisons appel à leurs services ».

M. Daniliszyn et son équipe collaborent souvent avec des fournisseurs d’équipement de façon ouverte et tentent constamment d’apporter des modifications pour réduire les coûts d’entretien quotidiens et adapter les machines aux employés et aux opérations. « Klabin, Tigercat et Latin ont établi un bon partenariat. Cela nous permet d’améliorer nos opérations et l’équipement de Tigercat. Il n’y a aucun secret entre nous et nous essayons toujours de partager nos connaissances et d’affronter les défis communément afin d’atteindre nos objectifs ensemble. » Il ajoute ensuite : « Il est évident que les concepteurs de Tigercat ne se soucient pas uniquement de la performance pour les opérations, mais aussi de l’entretien, de la durabilité des composants et de l’accessibilité à ceux-ci pour la maintenance. Sur ces plans, les machines de Tigercat sont excellentes, et Tigercat est le meilleur fabricant d’équipement forestier. »

Regardez une vidéo des opérations de récolte de Klabin :

https://vimeo.com/109243125