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Les feux de forêt

Les risques de feux de forêt et l’important processus naturel des incendies en milieu forestier.

USDAgov via VisualHunt / CC BY

Crédit photo : USDAgov via VisualHunt / CC BYSi les feux de forêt sont parfois utiles, des techniques d’exploitation forestière et une gestion des forêts adaptées peuvent aider à réduire le risque de feux de forêts incontrôlables à grande échelle. Dans les forêts boréales du Canada, par exemple, le feu est indispensable au développement du pin gris et du pin tordu. Leurs cônes sont en effet recouverts d’une matière cireuse et ont besoin de chaleur pour libérer leurs graines. Les forêts d’eucalyptus sont également dépendantes du feu, sans qui aucune régénération ni propagation n’est possible. Chez certaines espèces d’eucalyptus, la libération des graines est déclenchée par le feu, qui poussent ensuite dans la cendre. Chez d’autres espèces, l’éclosion des bourgeons épicormiques des branches et du tronc est activée par le stress lié au feu. Sans feux de forêts réguliers, ces forêts ne peuvent se régénérer correctement. Les humains cherchent souvent à éviter ou éliminer complètement les feux de forêt.

Les hommes habitent de plus en plus près des forêts et cherchent naturellement à protéger leurs maisons. Cependant, éliminer complètement les feux ralentit la reproduction, réduit la productivité des forêts et accroît le risque de feux de plus en plus étendus. Le bois mort, la biomasse et les coupes s’accumulent comme du combustible sur le sol de la forêt. Les arbres malades et vieux sont plus vulnérables au feu. Les forêts d’eucalyptus et de pins produisent même de la sève et de l’huile inflammable en vieillissant, ce qui augmente encore le risque d’incendie. Les feux qui démarrent inévitablement n’en sont alors que plus grands.

Une abatteuse-tronçonneuse LS855C travaillant sur un peuplement touché par un incendie.

Une abatteuse-tronçonneuse LS855C travaillant sur un peuplement touché par un incendie.

La tendance est aujourd’hui à des feux moins nombreux, mais de plus en plus ravageurs. Selon les chiffres du gouvernement américain, l’année 1973 a connu 117 957 feux qui ont touché 775 083 hectares. En comparaison, seulement 68 151 feux ont été recensés en 2015, pour une superficie de 4 097 502 hectares, c’est à dire qu’avec 40 % de feux en moins, 500 % de surface supplémentaire a été détruite ! ¹ Les feux qui font les gros titres, comme les dévastateurs feux de brousse du « samedi noir » (black saturday) en Australie (2009), le « Rim Fire » dans le parc national de Yosemite (2013) et l’incendie de Fort McMurray de cette année, deviennent de plus en plus fréquents et coûteux en termes de propriétés et de vies.

Des feux très étendus et plus chauds détruisent les graines et les plantes nécessaires à la régénération de la forêt, laissant derrière eux un paysage stérile qui nécessite un reboisement manuel difficile et coûteux. Les « feux naturels », moins chauds, font partie de l’écologie de la forêt et permettent un rétablissement plus rapide.

L’exploitation mécanisée de la forêt peut aider à maintenir l’équilibre de celle-ci. Les travaux de scarification, d’élimination de la biomasse, de mulchage des mauvaises herbes et d’éclaircissement permettent de réduire la quantité de combustible présent dans les forêts et d’offrir plus de lumière aux nouveaux arbres. Les travaux d’éclaircissement avec coupe à une hauteur pré établie ou par arbres entiers peuvent réduire la gravité des dégâts liés aux feux de forêts. Procéder à des coupes forestières pour créer des pare-feux peut être une solution pour protéger les maisons et les infrastructures. Avec moins de matière combustible et plus de coupe-feux, les feux de forêts contrôlés peuvent être utilisés en toute sécurité pour restaurer l’écologie de la forêt, avec moins de risque de démarrer un incendie impossible à arrêter.

Un débardeur A615C récupérant des troncs au Chili.

Un débardeur A615C récupérant des troncs au Chili.

De tels éclaircies peuvent produire des copeaux de bois et d’autres types de biomasse commerciale, mais ne sont en général pas très profitables. Dans certains pays, comme en Australie, les gouvernements paient des entrepreneurs pour qu’ils effectuent des travaux d’éclaircissement et de nettoyage de la forêt, assurant ainsi la santé de la forêt et réduisant le risque de feux.² Dans le nord de la Colombie-Britannique, les entrepreneurs locaux récupèrent la biomasse afin de réduire le risque d’incendie et de fournir du matériel de chauffage aux communautés rurales.³

Après les feux, le bois mort peut être récupéré pour empêcher la formation de combustible. Le mulchage, qui réduit la biomasse existante en petits morceaux tout en facilitant la décomposition et préservant l’humidité du sol, permet aussi d’éliminer un élément déterminant pour qu’un feu prenne de l’ampleur : l’oxygène. Généralement, les feux atteignant des forêts dont la biomasse a été mulchée ralentissent, se consument puis suffoquent.

Les chiffres du gouvernement américain montrent que l’activité humaine est la cause de presque 90 % des feux de forêts, notamment à cause de feux de camp, cigarettes ou même d’incendies criminels. Le reste a pour origine des facteurs naturels, comme les éclairs.4 Les bûcherons ont un rôle important à jouer dans la protection contre les incendies. Il est essentiel de réparer immédiatement une fuite de fluide combustible pour réduire de risque d’incendie. Garder votre équipement propre et éviter l’amoncellement de débris de bois autour du système d’échappement et des pompes hydrauliques du moteur réduit le risque de départ de feu. Assurez-vous que le système d’extinction d’incendie de votre machine soit en état de marche et que les extincteurs à main soient chargés et utilisables. Au-delà du coût de votre machine, pensez plutôt à la sécurité de vos travailleurs et de l’ensemble de votre communauté.


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