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BTB nº 53 : Confinement à l’ère de la COVID-19 en Afrique du Sud

Gary Olsen raconte les réalités de l'exploitation forestière en Afrique du Sud à l'ère de la COVID dans « Sur le terrain », la nouvelle rubrique de Between the Branches.
Remise du modèle 1075C à SOS Contractors de Karkloof, KwaZulu-Natal. (G-D) Neels Potgieter, responsable récolte de SOS Contractors ; Kobus van Staden, technicien de récolte chez SOS Contractors ; John Barbour, directeur technique d'AfrEquip.

Remise du modèle 1075C à SOS Contractors de Karkloof, KwaZulu-Natal. (G-D) Neels Potgieter, responsable récolte de SOS Contractors ; Kobus van Staden, technicien de récolte chez SOS Contractors ; John Barbour, directeur technique d’AfrEquip.


Le 27 mars a marqué le premier jour d’un confinement très dur en Afrique du Sud. Le confinement de niveau 5 était basé sur des règles strictes, comme celles que la majorité de la population mondiale a connu aux quatre coins de la planète, mais avec une mauvaise surprise en plus : l’interdiction de la vente de tabac et d’alcool. Sans avertissement préalable, tout a été arrêté, mais heureusement ce n’était que pour trois semaines : après, le cauchemar serait fini, et tout le monde pourrait reprendre une vie normale, ou du moins c’est ce qu’on pensait.

Heureusement, l’exploitation forestière a été considérée comme un service essentiel. Nos clients et notre concessionnaire AfrEquip ont donc pu poursuivre leurs opérations, bien que dans des conditions et selon des protocoles stricts. Pour AfrEquip, seuls les déplacements essentiels et liés à des motifs techniques étaient autorisés pour porter assistance aux clients. Les écoles et les commerces non essentiels ont été fermés. Les familles étaient enfermées pratiquement sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, mettant la patience de chacun à l’épreuve. La mienne est passée de deux adultes et trois chiens, en temps normal, à quatre adultes et cinq chiens du jour au lendemain !


 Eddie Barnard, technicien de terrain chez AfrEquip ; John Barbour, directeur technique d'AfrEquip ; Brendan Moore, responsable du développement commercial d'AfrEquip ; Mark Venter, responsable de zone d'AfrEquip posant devant un débardeur 604E.

Remise du modèle 604E à Bostek de Barberton, Mpumalanga. (G-D) Eddie Barnard, technicien de terrain chez AfrEquip ; John Barbour, directeur technique d’AfrEquip ; Brendan Moore, responsable du développement commercial d’AfrEquip ; Mark Venter, responsable de zone d’AfrEquip.


Le défi le plus important de nos clients était d’amener la main-d’œuvre sur le lieu de travail tout en respectant les règles de distance sociale. En conséquence, les opérations mécanisées ont augmenté face aux opérations manuelles ou semi-mécanisées afin de réduire le nombre de personnes nécessaires sur site. Pendant cette période, AfrEquip a réussi à livrer plusieurs machines à de nouveaux clients et a passé de nouvelles commandes à l’usine Tigercat. Il est très encourageant de constater que malgré la nouvelle érosion de la valeur du rand par rapport au dollar américain, et toutes les autres incertitudes commerciales liées à la pandémie, les exploitants ne se contentaient pas de maintenir l’activité, mais étaient assez confiants pour acheter de nouvelles machines.


Chargement d'un transporteur forestier 1075C.

Les opérateurs de SOS Contractors s’entraînent sur le nouveau transporteur 1075C dans la région du Midlands du KwaZulu-Natal.


Trois semaines se sont écoulées, et le stock d’alcool commençait à baisser chez les Olsen. Puis la catastrophe a frappé lorsque le président a annoncé quatre semaines supplémentaires de confinement de niveau 5. D’autres interdictions irrationnelles ont été instituées, telles que l’interdiction de la vente au détail de vêtements d’été, de chaussures ouvertes ou d’appareils électroménagers. Après la fermeture des salons de coiffure et des barbiers, la vente de tous les produits de soins capillaires a été interdite. Il était possible d’acheter une boîte de conserve, mais pas un ouvre-boîte. La politique anti-COVID basée sur le confinement a connu des revirements tout au long de l’été jusqu’au 17 août, où un semblant de normalité est revenu dans le pays et l’économie locale. Toutefois, la situation reste incertaine car les données quotidiennes sont surveillées de près et plusieurs épisodes d’achat dictés par la panique suite à des rumeurs ont eu lieu.

Plus qu’un défi physique, passer le confinement a été un véritable défi mental. Ce qui est sûr c’est que la créativité et la capacité à résoudre des problèmes d’AfrEquip et de la clientèle ont permis de poursuivre l’activité dans le secteur de l’exploitation forestière pendant tout ce temps.


Gary est basé à Pietermaritzburg, en Afrique du Sud, et il est le directeur des ventes internationales de Tigercat pour l’hémisphère sud.


 

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