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BTB nº 54 : Premières impressions sur le débardeur 635H

Forestiers R.B.E. Lasalle est une entreprise d'exploitation forestière, détenue par Richard Lasalle et ses fils Eric et Benoit. Basée à Saint-Michel-des-Saints, au Québec, l'entreprise a acheté le tout premier débardeur 635H en mars 2020. Mais en raison du COVID-19, elle n'a pas pu commencer à utiliser la machine avant la première semaine de juin. À présent que la machine a dépassé, mi-février, les 2 500 heures de travail, c'était le moment idéal pour que Bre Elbourn s'entretienne avec Eric pour connaître ses impressions.

Un débardeur 635H à l'œuvre dans la forêt québécoise.


BTB : Depuis combien de temps êtes-vous client de Tigercat et quelles machines possédez-vous ?

Eric : Nous sommes clients de Tigercat depuis 1995. Notre première machine Tigercat était une [abatteuse-empileuse] 853. Notre dernier Tigercat en date est un 635H. Nous possédons également d’autres modèles (635G, 632E, 630E, X870D, 870C, 860), ainsi que des ébrancheuses à cinq flèches sur plusieurs transporteurs.

BTB : Pouvez-vous décrire vos opérations et le type d’applications pour lesquelles vous utilisez votre machine ?

Eric : La machine transporte du bois de l’abatteuse vers le bord de la route. Elle débarde sur des distances allant de 90 m à 600 m. En moyenne, elle débarde sur des distances d’environ 300 m. C’est un travail de grande envergure. Nous produisons environ 200 000 m3 [170 000 tonnes] par an. Il s’agit d’une forêt mixte, et le bois est ébranché sur le bord de la route avec une ébrancheuse à flèche.

Nous coupons des arbres de 150 à 760 mm. Épinette, sapin, bouleau jaune, peuplier, cèdre, érable – toutes sortes d’espèces. C’est une forêt très variée. Nous travaillons également sur des terrains très diversifiés (collines, rochers, zones marécageuses). On peut retrouver un grand marécage boueux au pied d’une colline. En hiver, vous pouvez vous retrouver avec deux à trois mètres de neige, et toujours en colline, jamais sur terrain plat.

BTB : Quelles sont les différences d’un débardeur à six roues, par rapport à une machine traditionnelle à quatre roues, pour ce type d’application ?

Eric : C’est comme comparer le jour et la nuit. Il peut doubler ou tripler la production d’un débardeur à quatre roues, car il est capable de manipuler de plus grandes charges. Il peut monter les pentes bien plus facilement. Il peut transporter du bois par temps neigeux bien plus facilement. Il ne s’enfonce pas dans la boue et ne rompt pas la glace d’une surface gelée aussi facilement qu’un débardeur à quatre roues. Nos opérateurs peuvent revenir sur la même zone plusieurs fois sur le débardeur à six roues, ce qu’ils ne pourraient pas faire avec le modèle à quatre roues.

BTB : Que pensez-vous de l’espace supplémentaire à l’intérieur de la cabine ?

Eric : Mes opérateurs apprécient l’espace supplémentaire, et surtout les rangements. Il y a beaucoup de place pour ranger leur boîte-déjeuner ou leur équipement d’hiver et de sécurité. Ils sont vraiment ravis de disposer de cet espace supplémentaire.

BTB : Les opérateurs ont-ils remarqué une amélioration au niveau de la visibilité ?

Eric : La nouvelle machine permet de voir beaucoup plus de choses. Pendant le fonctionnement, la surface de fenêtre agrandie est vraiment très utile. Vous pouvez voir les pneus avant, le terrain sur lequel vous évoluez et un plus grand nombre des arbres qui entourent la machine. Comme la visibilité est bien supérieure à celle des anciennes machines, mes opérateurs peuvent analyser leurs environs de manière bien plus précise, et peuvent donc ainsi prendre plus soin de l’équipement. C’est vraiment très utile.

BTB : Vos opérateurs aiment-ils le nouveau siège Turnaround® ?

Eric : Ils aiment le nouveau siège. Ils aiment sa fonctionnalité de rotation à 220 degrés et la possibilité de le bloquer dans la position de leur souhait en appuyant simplement sur un bouton. Ils ont eu du mal à s’y habituer au début. Mais depuis que c’est fait, ils adorent vraiment cette fonction.

BTB : Selon vous, quels sont les avantages de cette machine, par rapport à d’autres marques ?

Eric : Nous apprécions vraiment la disponibilité et la fiabilité des débardeurs Tigercat, en matière de train de roulement, par rapport à ceux d’autres marques.

BTB : L’accessibilité aux pièces d’entretien est importante. Comment la trouvez-vous, par rapport aux anciens modèles ?

Eric : L’accessibilité est bien meilleure. Avec toutes les portes et les points d’accès supplémentaires, on a vraiment vu une grande amélioration de la facilité d’entretien des modèles H, par rapport aux modèles G. L’entretien quotidien est vraiment similaire à celui des anciens modèles.

BTB : Que pensez-vous des goupilles de verrouillage pour inclinaison de cabine à quart de tour ?

Eric : Cela permet vraiment d’accélérer le processus. Avant, nous passions parfois énormément de temps à essayer de sortir les goupilles, à cause de la rouille ou de mille autres raisons. Maintenant, le processus est rapide et efficace.

BTB : Que pensez-vous de la trappe d’accès plus petite sur la porte centrale, destinée à la vidange d’huile ?

Eric : C’est une très bonne idée. Elle est plus légère et plus rapide à retirer. Son faible poids permet au mécanicien de la manipuler sans problème. Cela lui fait gagner quelques minutes à chaque fois.

BTB : Le système de contrôle de pression des pneus fonctionne-t-il de manière satisfaisante ?

Eric : Oui. Cela évite que la pression des pneus atteigne un niveau trop faible sans que l’opérateur ne le remarque. C’est vraiment une mesure de prévention intéressante. Si personne ne se rend compte de la baisse de la pression des pneus, le pneu finira à plat ou défectueux, ce qui revient assez cher, en termes de réparation comme d’indisponibilité. Cette fonction nous permet de faire des économies et d’augmenter la disponibilité. Elle est vraiment très utile.

BTB : Qu’est-ce qui vous différencie des autres exploitants forestiers de la région ?

Eric : Je crois que nous sommes un des derniers exploitants forestiers de bois mixte conventionnels, pour production de masse.

Tous les autres préfèrent utiliser une méthode de coupe à longueur préétablie, en récoltant et en façonnant directement à la hauteur de la souche ou bien en façonnant derrière l’abatteuse. Nous utilisons toujours la méthode traditionnelle.

BTB : Selon vous, quels sont les problèmes et défis actuels de l’industrie forestière ?

Eric : Pour commencer, l’augmentation de tous les prix : pièces des machines, mécaniciens, camions, carburant, huile, pièces, main d’œuvre. Tout a augmenté, mais nos revenus n’ont pas bougé. On a besoin de produire plus, et nous essayons toujours de réduire les temps d’indisponibilité, car c’est essentiel pour essayer de rester rentable dans cette industrie. La main d’œuvre est également un problème. Nous avons du mal à trouver des opérateurs efficaces, bien formés et honnêtes. Ces derniers temps, il est de plus en plus dur de trouver de bons opérateurs.

BTB : Que pouvez-vous dire de votre collaboration avec Wajax, votre concessionnaire ?

Eric : Nous adorons travailler avec Wajax, et cela a joué un grand rôle dans notre décision d’utiliser les machines Tigercat. Très souvent, Wajax est capable de résoudre les problèmes de la machine par téléphone. Et s’ils n’y parviennent pas, ils réagissent très rapidement et envoient un mécanicien réparer l’équipement sur place dans les plus brefs délais.

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