À l’a-f-f-û-t (Timber Harvesting, janvier 1997)

Tigercat revient à la charge avec des machines robustes ; prochainement plus de nouveaux produits.

Cet article a été initialement publié dans le numéro de janvier 1997 de Timber Harvesting.
Reproduction autorisée.

— DK Knight

BRANTFORD, ON — Après des débuts plutôt obscurs à la fin de 1991 dans le sous-sol du bâtiment principal d’un grand fabricant d’acier, un nouvel arrivant essaie de se tailler une place dans le secteur d’équipements d’exploitation forestière nord-américain.

Il y a moins de cinq ans, Tigercat Industries Inc. a dévoilé son premier prototype de machine, une abatteuse-empileuse à roues baptisée le 726, à l’occasion de la foire Timber Harvesting Expo-Southeast près de Quitman Ga. L’entreprise avait tout contre elle. Elle n’avait pas d’histoire, pas de réseau de distribution et aucune expérience avec les abatteuses-empileuses à roues. De plus, elle essayait de pénétrer un segment de marché sensible aux prix, car le secteur avait perdu de son essor.

Selon Tony Iarocci, président de Tigercat, la société débutante a surmonté les obstacles en effectuant une étude détaillée du marché, en se concentrant sur un seul produit, en rassemblant un groupe axé sur l’ingénierie et doté de compétences solides dans les équipements forestiers et en créant une machine de meilleure qualité. Et Iarocci déclare dans sa voix douce : « Nous étions convaincus que nos capacités en matière d’ingénierie et de fabrication nous conduiraient au succès. »

Encouragé par l’accueil du marché au modèle 726 et par des ventes dépassant toutes les attentes, Tigercat a attiré l’attention des clients potentiels et des concessionnaires, sans parler de la concurrence. L’entreprise a développé son activité pour concevoir et fabriquer d’autres modèles et introduire de nouveaux produits.

Bien que ses produits coûtent généralement plus cher, elle est rapidement devenue un acteur majeur sur un marché hautement concurrentiel et relativement mature. En effet, durant la courte histoire de l’évolution de l’équipement forestier nord-américain, aucun autre fabricant ne s’est développé si rapidement ni a introduit tant de nouveaux produits aussi tôt.

L’offre initiale de Tigercat, dont Iarocci a déclaré qu’elle incorporait plusieurs éléments de design novateurs et une garantie de section centrale de quatre ans, a été suivie un an plus tard par une machine légèrement plus petite, le modèle 720, qui reste le plus vendu de l’entreprise. Ensuite, les engins à deux

trains sont arrivés, avec les modèles 845 et 860. En 1996, Tigercat avait fabriqué et vendu plus de 600 abatteuses-empileuses, la plupart d’entre elles dans les forêts du sud des États-Unis.  Selon Tigercat, le premier 726 continue de couper des arbres et de les grouper pour Williston Timber, Ocala, en Floride.

Iarocci déclare : « Le temps le dira, mais nous avons peut-être construit une abatteuse-empileuse qui dure deux à trois ans de plus que les machines que l’on trouve habituellement sur le marché. Rien ne nous indique que cela ne se produira pas. »

Alors que la haute direction croyait que Tigercat avait développé un design de machine techniquement supérieur, il devint bientôt évident qu’un système de distribution efficace n’était pas moins essentiel. Au début, le processus était difficile, mais au fur et à mesure que les 726 et 720 gagnaient en popularité et la société en crédibilité, le développement des concessionnaires est devenu plus facile. Finalement, les concessionnaires ont commencé à demander la gamme Tigercat. Désormais, le réseau de concessionnaires de Tigercat comprend aussi bien des sociétés à point de vente unique que des grandes entités avec dix structures ou plus. De plus, un accord de commercialisation mutuellement exclusif permet à l’entreprise de distribuer des abatteuses-empileuses à chenilles au Canada, à travers les concessionnaires industriels John Deere.

Les opérations de montage de Tigercat couvrent actuellement 9290 mètres carrés sur trois installations situées ici et à proximité de Paris, en Ontario. L’entreprise emploie 120 personnes, dont vingt ingénieurs. Les opérations de montage de Tigercat comptent sur le soutien des sociétés partenaires

MacDonald Steel, le fabricant Metalfab et Dytech Resources, toutes situées à moins d’une heure

de route. Ces installations bien équipées disposent d’environ 37 161 mètres carrés. Au cours de ses 37 ans d’histoire, MacDonald Steel a réalisé des fabrications personnalisées pour Caterpillar, Hyster, Euclid, Clark, Koehring, Timberjack, American Hoist, Champion SuperPac et Bomag, entre autres.

Iarocci se félicite des capacités individuelles et collectives et de la performance du personnel de Tigercat, et loue l’attitude positive régnante. « L’équipe que nous avons eu la chance de pouvoir constituer est dévouée, travaille dur et connaît cette entreprise », dit-il. « Dans cette organisation, nous n’imposons pas de hiérarchie et nous aimons que nos employés puissent travailler comme entrepreneurs autant qu’ils le peuvent ».

Cette liberté, souligne-t-il, insuffle beaucoup d’énergie et d’enthousiasme et aboutit à des progrès rapides en matière de conception d’engins et d’accessoires nouveaux et améliorés.

Bien que Tigercat emploie un pourcentage proportionnellement élevé d’ingénieurs pour un fabricant, ces derniers ne se contentent pas de manipuler des images sur un écran d’ordinateur et de surveiller la fabrication et le montage. Le président de Tigercat explique : « Nos ingénieurs sont plus impliqués dans le marché qu’ils ne le seraient normalement. La plupart sont libres de prendre la route à tout moment pour communiquer avec nos distributeurs et nos clients. Il n’y a rien de mieux que d’obtenir des informations directement de l’utilisateur final. »

La force d’ingénierie de Tigercat repose sur l’expérience, la jeunesse et l’enthousiasme. Par exemple, le membre de l’équipe le plus expérimenté est John Kurelek, dont la liste des qualifications comprend l’élaboration de la première scie à grande vitesse du secteur avec Koehring Waterous, la même entreprise à laquelle Iarocci était associé pendant de nombreuses années. Autre détail intéressant : 12 des 20 ingénieurs de l’équipe ont 30 ans. Jon Cooper, responsable du le projet de développement du débardeur de Tigercat, a 31 ans.

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