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BTB 48 : Genèse du transporteur-chargeur 2160

BTB a rendu visite à Leo Eby, copropriétaire de la scierie Eby’s Sawmill, pour connaître l'histoire de l'origine du prototype du transporteur-chargeur 2160 qui fonctionne à Clearville, en Pennsylvanie.

– Samantha Paul

Leo Eby, l’aîné de sept garçons, a grandi dans la ferme laitière de sa famille. Lorsque son père n’avait pas besoin de son aide à la ferme, Leo aidait à la scierie de son voisin. L’industrie laitière n’était pas faite pour lui, c’est plutôt le secteur du bois qui l’a toujours intéressé. En 1987, alors qu’il n’avait que dix-huit ans, la modernisation de l’usine du voisin lui a offert une véritable opportunité. Son frère aîné Arnold et lui ont décidé d’acheter l’ancien équipement ; dès qu’ils ne travaillaient pas à la ferme, ils rafistolaient et dirigeaient leur nouvelle scierie. L’entreprise a continué à se développer, et en 2004, le père de Leo a officiellement ouvert un compte d’entreprise à leur nom. « Bien que mon père n’était pas exploitant, il aimait la comptabilité et a joué un rôle important dans le développement de l’entreprise. Nous, les garçons, réalisions l’exploitation forestière et lui s’occupait de la comptabilité, des impôts, des déclarations auprès de l’IRS, des rémunérations, et ainsi de suite », explique Leo.

 

TONY A ÉTÉ TRÈS ATTENTIF À TOUT CE QUE J’AI DIT CET APRÈS-MIDI.  JE LUI EN SERAI TOUJOURS RECONNAISSANT.

– Leo Eby, copropriétaire de la scierie Eby’s Sawmill

 

 

Leo Eby, copropriétaire de la scierie Eby’s Sawmill, devant son nouveau transporteur-chargeur Tigercat 2160.

Leo Eby, copropriétaire de la scierie Eby’s Sawmill, devant son nouveau transporteur-chargeur Tigercat 2160.

Sept emplois pour sept frères

L’entreprise a débuté en 1988 par un partenariat tripartite. Le père de Leo possédait 20 % de l’entreprise. Leo et Arnold avaient une participation de 40 % chacun. En 2005, ses trois frères cadets, Conrad, Llewellyn et Durrel, se sont engagés dans l’entreprise, portant le partenariat désormais à six parties. Pendant ce temps, en 2002, la société a lancé une activité satellite de vente au détail de produits jardiniers tels que le paillis et les écorces. Keith, le frère de Leo, a dirigé l’entreprise pendant des années jusqu’en janvier 2018, lorsqu’il est devenu propriétaire unique.

Richard, le benjamin, a grandi en aidant dans la scierie, mais a choisi un parcours différent de celui de ses frères. Il s’est inscrit au Hershey Medical Center, et a récemment fini ses études en médecine. Le moins que l’on puisse dire est que les Eby est un groupe brillant et déterminé.

La scierie Eby’s Sawmill et la cour à bois nichées dans les collines de Clearville, en Pennsylvanie.

Vue aérienne de la scierie Eby’s Sawmill nichée dans les collines de Clearville, en Pennsylvanie.

L’usine : une histoire d’adversités et d’opportunités

En décembre 1998, l’entreprise a subi un incendie désastreux qui a détruit toute l’installation. La famille a dû décider si reconstruire ou pas. Finalement, elle a décidé de le faire dans un nouvel emplacement à la ferme et a investi dans un meilleur équipement et une technologie améliorée. « Nous avons débuté dans la nouvelle usine en avril 1999. En mai prochain, nous fêterons donc nos 20 ans à notre emplacement actuel », déclare fièrement Leo.

Située à Clearville, en Pennsylvanie, la scierie Eby’s Sawmill se trouve sur un terrain de 12 hectares, possède une grande cour à bois et emploie 50 personnes, sans compter les membres de la famille. L’entreprise produit environ 15 millions de pieds-planches par an.

« Le volume à trier est important dans cette usine. Nous traitons également des billes de sciage, nous réalisons la conteneurisation pour l’exportation et l’expédition de beaucoup de matériaux de qualité inférieure à d’autres usines », explique-t-il. Le principal intérêt est le bois de qualité supérieure et les billes de placage. Toutefois, pour les obtenir, l’entreprise ramasse beaucoup de bois de qualité inférieure qui doit être trié et commercialisé.

Transporteur-chargeur 2160 déchargeant les billes d'un camion

« Désormais, quand un camion s’arrête à côté de l’opérateur pour être déchargé, celui-ci peut voir le sommet de la charge et où se trouve son grappin. Avant, il devait pratiquement deviner où son grappin saisissait », explique Leo.

Une relation de confiance

Le modèle 2160 chargeant des billes dans un conteneur destiné à l'export

Le modèle 2160 chargeant des billes dans un conteneur destiné à l’export

Jerry Smeak, directeur régional de Tigercat, a vendu à Leo son transporteur TimberPro en 2004, alors qu’il travaillait pour Lyons Equipment. « L’engin était devenu indispensable pour moi, mais il y avait certaines choses à améliorer », explique Leo. La machine de Leo commençait à accumuler beaucoup d’heures. Entre-temps, Jerry avait commencé à travailler chez Tigercat. À l’époque, Tigercat n’avait pas de produit comparable pouvant répondre aux besoins de l’usine. Leo réalisait qu’il devait bientôt envisager un remplacement.

« J’ai observé Tigercat au fil des ans et gardé le contact avec Jerry et j’ai pu constater la grande qualité de fabrication de la marque. Si Tigercat avait fabriqué une machine de la même catégorie, je l’aurais acheté sans réfléchir, mais cette machine n’existait pas encore à l’époque », explique Leo. « Je savais que seul Tigercat pouvait répondre à mes attentes. Et même si je n’avais pas de matériel Tigercat neuf, je savais qu’ils étaient à la pointe des équipements de qualité. Je savais également que Tigercat avait la réputation de fabriquer du matériel plus simple à manipuler. »

Leo et Jerry sont toujours restés en contact. « L’important était que j’avais une bonne relation avec Jerry. Il pouvait répondre à toutes les questions et il connaissait les équipements forestiers de l’extérieur et de l’intérieur. » 

 

Genèse du transporteur-chargeur 2160

Au début de 2015, Tigercat a livré une chargeuse montée sur un porteur articulé AC16 à une usine de Georgia-Pacific en Caroline du Nord. Jerry et Tony Larocci, président de Tigercat à l’époque, étaient en train d’organiser un voyage pour voir cette nouvelle machine sur place. Jerry a alors demandé à Leo s’il voulait les accompagner. Jerry se souvient : « Viens en Caroline du Nord avec moi. Tu auras l’occasion de parler au président de Tigercat et lui proposer de te construire un chargeur pour la cour à bois. Saisis ta chance ! »

Leo a sauté sur l’occasion. Il est parti pour la Caroline du Nord sur-le-champ, accompagné de son mécanicien, Rodney Bange, et de son frère Durrel. Leo a fait un tour sur la chargeuse avec Tony, et celui-ci lui a demandé « Pourquoi cette machine ne vous intéresserait-elle pas ? »

Leo lui a donc expliqué ce qu’il utilisait, ce dont il n’était pas satisfait et pourquoi. Il lui a expliqué l’application : il devait décharger des camions, charger des conteneurs, trier et déplacer des billes dans toute la cour. La machine devait également alimenter l’usine. « Pour garder un débit continu pour l’opérateur, il est essentiel d’avoir une capacité de charge élevée avec une bonne vitesse de déplacement et sans stabilisateurs », explique Leo.

« J’ai eu Tony toute l’après-midi et il m’a écouté très attentivement. Je lui en serai toujours reconnaissant. Tony n’avait pas à me consacrer son temps, mais c’est quelqu’un de très gentil. Ce n’est pas comme si j’étais un gros client. Il n’y avait aucune raison pour qu’il me consacre une demi-journée de son temps, mais il l’a fait », dit sincèrement Leo.

À la fin de la conversation, Tony a dit à Leo: « Je vais vous dire quelque chose. Voici ce que je peux vous promettre. Je vais mettre deux ingénieurs sur la question et nous verrons ce que nous pouvons faire. Donnez-nous six mois. »

 

Je pensais que j’allais trouver quelque chose qui n’allait pas me convenir parfaitement, mais croyez-moi, je n’ai pas eu à me plaindre.

– Leo Eby

 

 

Environ six mois plus tard, Tigercat ainsi que son concessionnaire CJ Logging, ont élaboré des plans techniques préliminaires pour que Leo puisse y jeter un coup d’œil critique. « Je leur ai dit deux trois trucs et ce qu’il fallait changer. Ensuite, j’ai été invité à une réunion à l’usine au Canada pour parler plus en détail. » Tony, Grant Somerville (à l’époque VP ingénierie), Peter Maljaars, chef de produit pour les chargeuses, et le designer Tim DeVisser y ont tous participé. Leo a demandé à Rodney et Durrel de le rejoindre et ils se sont rendus au Canada. « Nous avons eu des échanges avec l’équipe pendant toute la journée », raconte Leo. Le groupe a passé une demi-journée dans la salle de conférence et après la réunion, les concepteurs de Tigercat sont retournés à la planche à dessin.

Encore six mois sont passés. En octobre 2016, Léo a reçu un appel téléphonique : « Nous pensons que nous avons réussi à mettre quelque chose au point », se souvient-il. Leo s’est alors envolé pour une nouvelle réunion avec l’équipe. « Cette fois-ci, l’équipe avait un concept dont j’étais très content. Nous avons donc conclu l’affaire ce jour-là », dit-il.

Il était très important que sa nouvelle machine ait une vue dégagée et, par conséquent, une hauteur de cabine suffisante. « Cet objectif a été atteint. Désormais, quand un camion s’arrête à côté de l’opérateur pour être déchargé, celui-ci peut voir le sommet de la charge et où se trouve son grappin. Avant, il devait pratiquement deviner où son grappin saisissait », explique Leo. « L’accessibilité aux composants à entretenir était un autre élément important. Tim a travaillé de manière acharnée pour le concevoir de sorte que tous les composants soient accessibles de manière individuelle et faciles à atteindre et à remplacer. »

L’un des objectifs de Leo était une capacité de levage supérieure. Il voulait une machine capable de soulever deux fois la capacité de sa machine précédente sans utiliser de stabilisateurs. C’était-là une partie essentielle du développement technique. « Et je voulais 50 % de plus de capacité de charge. Avec mon ancien modèle j’avais une capacité de charge de 20 tonnes, et je voulais disposer d’une capacité de 30 tonnes sur le Tigercat », explique Leo. « Et c’est ce que j’ai eu. »

La machine a été terminée début octobre 2017. Leo, Durrel et Llewellyn se sont envolés une nouvelle fois pour essayer la machine dans la cour de Tigercat. « Je pensais que j’allais trouver quelque chose qui n’allait pas me convenir parfaitement, mais croyez-moi, je n’ai pas eu à me plaindre. Tout était exactement comme je l’espérais. Je n’ai pas pu trouver une seule chose à changer. Toutes les commandes étaient exactement comme je voulais. Ça dépassait toutes mes attentes », explique Leo.

La machine a été officiellement livrée à la scierie Eby’s Sawmill à Clearville en novembre 2017 et a accumulé plus de 1 000 heures jusqu’à présent.  « Cette machine est impressionnante. Il y a beaucoup de machines de cour disponibles ici, mais elles se déplacent à la vitesse d’une tortue et nécessitent quatre stabilisateurs pour les stabiliser. C’est bien pratique, mais dans ma situation, j’ai besoin de mobilité tout le temps », explique Leo. Bien qu’il ait beaucoup de responsabilités à l’usine, il avoue chercher la moindre occasion pour pouvoir conduire le modèle 2160. « C’est tellement amusant ! », a-t-il déclaré.

 

Jerry Smeak, directeur régional de Tigercat ; Leo Eby, copropriétaire ; John Lovin, opérateur du modèle 2160 ; Buster (chien) ; David Brown, commerçant de bois ; Durrel Eby, copropriétaire, devant le modèle 2160

(G-D) : Jerry Smeak, directeur régional de Tigercat ; Leo Eby, copropriétaire ; John Lovin, opérateur du modèle 2160 ; Buster, le meilleur compagnon de l’usine ; David Brown, commerçant de bois ; Durrel Eby, copropriétaire.

 

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